Il y a un peu plus d’un mois naissait mon P’tit Bout, après une grossesse qui n’en finissait pas . Je l’ai porté jusqu’au bout, et même plus ( la suite de l’article bientôt ) . Autant dire que j’étais exténuée à la fin de ma grossesse, tant physiquement que psychologiquement .

Puis il est né et à la question : « Voulez -vous allaiter ? », j’ai répondu « Oui ! » . Pour moi c’était une évidence (enfin …) dont je vous parlerai plus tard . Mais après la fatigue d’un accouchement, l’allaitement, sans que l’on nous prodigue aucun conseil à la maternité, c’est … chaotique !!! Je ne veux pas parler pour le moment de l’allaitement, mais bien de mes nuits avec lui, de nos nuits . Maintenant que le petit a un mois et en l’absence d’autres questions à me poser, on me demande de plus en plus souvent si P’tit Bout fait ses nuits . Ce à quoi je réponds non . Les personnes prennent alors un air peiné et me disent que ça doit être difficile, que ça va venir bientôt .

Mais mes nuits avec lui me conviennent tout à fait ! Je connais son rythme, les heures auxquelles il se réveille . Je sais quand il a mal au ventre et quand il a vraiment faim . Depuis qu’il est là, je me suis surprise à me réveiller dès que son sommeil devient plus léger et que son ventre commence à m’appeler . Je me lève parfois trois ou quatre, … cinq fois par nuit, mais ça me va !

Parfois somnolents, parfois plus éveillés, serrés l’un contre l’autre nous partageons ces instants . Je ne veux pas le réveiller en lui parlant . Il est souvent ensommeillé, concentré à téter « fort et efficace » . Je le tiens fermement contre moi . Je sens sa petite main caresser mes côtes . Je garde un œil sur lui et je veille à ce qu’il trouve mon sein . Je contrôle de temps en temps que tout se passe bien, car moi aussi je garde souvent les yeux fermés, pour ne pas totalement couper ma nuit pour me rendormir plus facilement (oui, quand même ! ) .

J’aime ces instants quand je le change la nuit et qu’il est endormi sur la table à langer . Je rigole doucement lorsque il s’arrose d’un jet d’urine et qu’il me faut le changer entièrement ! Il n’en sais rien, il dort . Parfois il sourit, entrouvre ses yeux, me surveille du coin de l’œil, puis rassuré, referme les yeux . Nos rituels sont apaisants pour tous les deux .

Est-ce fatigant ? Assurément ! Et certains jours plus que d’autres . Chaque jours il pèse un plus lourd, preuve que l’allaitement se passe bien . Chaque jour, je cumule la fatigue du jours avec celle de la grossesse et de ce mois qui vient de s’écouler . Je suis tous les jours un peu plus fatiguée mais pour rien au monde je n’échangerais ces moments . Parce qu’autant dans la journée, le monde extérieur nous distrait : les bruits, les lumières, les personnes, les sorties . Autant la nuit, dans le bruit du silence, dans l’obscurité que je préserve, notre tête à tête n’appartient qu’à nous .

Combien de temps encore vont durer ses réveils nocturnes ? Je n’en sais rien . J’ai bien compris que nos nuits lui appartenaient et ce, bien avant mon accouchement ! Je me réveille parce qu’il est tout petit, parce qu’il a besoin de moi, parce que j’aime ça . Combien de temps encore vais-je tenir ? Comme bien des mères, bien des parents, mon sommeil est déficitaire . Mes nuits se calculent souvent en « 3h+2h+1h+2h » . Combien de nuits avant qu’il fasse ses nuits ? Pour le moment, peu m’importe ! Je suis trop heureuse lorsque je le vois baigné dans la nuit sourire contre mon sein après s’être rassasié . Même si chaque jour, après seulement deux heures de sommeil, lorsque je l’entends, je fais semblant de ne rien avoir entendu, je me lève, je vais le chercher et nous nous installons . Il tète, je le change puis je le repose dans son lit . J’ai fermé la gigoteuse . Dans un dernier sursaut, il me tend les bras, dû au réflexe de Moro , et se rendort . Je l’embrasse . « A tout à l’heure mon tout petit ! (et à ton prochain pipi 🙂 ) »

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