Précédemment : Mon terme était dépassé de 2 jours, et je n’avais toujours pas de contraction : l’angoisse ! Après mon article sur le dépassement du terme, je romps le suspense : je suis allée jusqu’au déclenchement . Je vous raconte !

J+2 : rien, J+3 : rien, J+4 : je retourne à la maternité avec de moins en moins de contractions et le moral dans les chaussettes ! La valse des examens de base (pipi-pesée-échographie) recommence sans fin et les sage-femme n’ont toujours rien à m’annoncer . Ma seule consigne est de me pointer le lendemain matin à 8h, avec ma valise d’accouchement . A moins d’accoucher dans la nuit, ils me garderont jusqu’à ce que j’accouche …

J+5 : « La journée du combattant »

Je n’ai pas accouché dans la nuit mais mon mari et moi n’avons a pas dormi de la nuit . A 7h nous sommes prêts à quitter la maison, à 8 h nous entrons aux urgences de la maternité pour un déclenchement …ou pas . La maternité semble est déserte, on s’adresse au bureau des infirmières . Après la vérification tension-pipi-touché vaginal , je suis installée dans un lit avec un monitoring . C’est long, très long donc je commence ma nuit ! On ne nous explique pas grand chose . La sage-femme (étudiante) passe de temps en temps, c’est à dire pas souvent . Dans un bureau, je crois qu’ils étudient mon cas peut-être autour d’une sage-femme en chef . En tout cas c’est ce que j’ai compris .

Après 2h de monitoring, je suis orientée vers une salle de travail, pour continuer le monitoring 2h de plus ! J’ignore s’ils en ont vraiment besoin, mais ça m’empêche de bouger du lit . De toutes façons, je n’ai pas très envie de m’échapper : ils m’ont donné une blouse bleue très décolletée dans le dos ; pas le décolleté genre dos nu mais plutôt le genre cul nu !

Le lit est plus grand, mais pas vraiment plus rassurant . Une infirmière m’installe une grosse perfusion dans le bras . Je suis arrivée ce matin à la maternité sans savoir ce qu’il m’attendait et je ne le sais toujours pas . Je commence à être vraiment très inquiète . Moi qui n’ai jamais été hospitalisée, je commence à prendre peur . Que me fait t’on, pourquoi, j’accouche quand ???

Puis est arrivée une obstétricienne avec une interne et elles m’ont annoncé de concert la bonne nouvelle : on vient vous placer un ballonnet . Alors le ballonnet, il faut reconnaitre que nous ne sommes pas nombreuse à l’avoir connu . Celles qui ne l’ont pas connu seront certainement contentes : c’est une vraie torture . Je crois que c’est ce qui m’a fait le plus mal dans ma grossesse, accouchement compris !

Il est question de faire monter une sorte de petit ballon de baudruche dans votre utérus . Une fois là haut, le médecin le gonfle avec du sérum physiologique jusqu’à ce que ça fasse mal, jusqu’à ce qu’il tienne . Le petit ballon est relié à un tuyau qui est scotché le long de la cuisse, par lequel s’écoule des pertes de sang . Le tuyau est un peu rigide, et froid : dégoûtant . Je reste encore 1 h avec le monitoring . En l’absence de contractions violentes et soudaine ET efficaces (ce qui est pervers car je commençais à avoir des contractions, mais celles qui font juste mal !) on m’annonce que je vais monter dans ma chambre . C’est ainsi que je m’installe dans ma chambre, toujours enceinte, énorme même, face à un petit berceau transparent et vide avec un tuyau qui saigne le long de ma jambe, des contractions passagères et le cri des nouveaux nés dans le couloir . Je vais passer 24 h en observations . Le principe du ballonnet est de forcer l’ouverture du col de l’utérus en provoquant de manière physique des contractions soudaines et très violentes . Le ballon reste en place 24 heures, sauf s’il tombe de lui-même (mais faut pas rêver !) . Au bout de 24 heures, on retire le ballon, on tâte . Si le col est fermé, rebelote (on pose un nouveau ballonnet puis 24 h d’observations), si le col est ouvert à plus de 2 cm cela signifie que vous avez des contractions alors on perce la poche des eaux, on injecte de l’ocytocine pour provoquer l’accouchement .

C’est ce qui m’est arrivé. L’accouchement s’est bien passé, la petite bête allait bien . Alors je passe le récit de mon accouchement pour aller directement aux premières semaines de vie du P’tit Bout car c’est maintenant que notre vie à trois commence .

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